La BREOLE
"RECHASTEL"

Dimanche 2 septembre: 40 marcheurs se retrouvent à Réchastel, maison "Cap France" de La Bréole, tout près du lac de Serre Ponçon, au bout de la vallée de l'Ubaye. Le soir, nous visionnons 2 films relatant la construction du barrage de Serre Ponçon et tout le chambardement que cela produisit en 1956.
Lundi 3: petite randonnée soi-disant de "mise en jambe", à partir du Col Bas. Un groupe part avec Gil en direction des lacs. Le 2ème groupe, avec Lydia, se dirige vers le col et le Pic de Bernardez, mais les carlines sont fermées, c'est mauvais signe! La météo oblige Lydia à changer le programme: le col et le pic sont déjà sous la pluie. Nous rebroussons chemin et partons vers les lacs et la crête de la Blanche, montagne entre vallée de l'Ubaye et vallée de la Blanche. Certains lacs sont à sec; par contre le Lac Noir et le Lac du Milieu sont magnifiques. Au retour, les guides nous ayant abandonnés, notre président prend la tête de la file des voitures: petit problème d'orientation, nous recroisons nos guides qui, cette fois, nous remettent dans la bonne direction. Le soir, les Alsaciens raflent tous les lots du loto "solidaire".

Lac du milieu Lac noir
Mardi 4: les guides adaptent les marches en fonction de la météo. Nous nous rendons dans les Hautes Alpes, où les carlines sont bien ouvertes! Après avoir traversé Tallard (où il n'y a pas de merguez...), nous nous trouvons devant l'immense falaise de Céüse qui culmine à 2000m. Partant de 1300m, nous empruntons un sentier très raide. Le 1er groupe continue au pied de la falaise; le 2ème grimpe sur le sommet par un sentier de contournement: et là, surprise! nous nous trouvons sur un très grand plateau en forme de lune, avec un relief accidenté. Les moins fatigués montent au Pic où la vue sur Gap est imprenable. Là-haut d'importants troupeaux de moutons encadrés par un berger et ses patous terminent l'été au bon air. Le 1er groupe a également fait des découvertes, en particulier un secteur appelé le "désert": très peuplé au Moyen Age, les paysans avaient déboisé en abondance pour faire des pâturages, mais pour le malheur de la nature qui s'est appauvrie; les paysans ont dû partir, emportant même les poutres de leurs maisons. Ce secteur a été reboisé au 19ème siècle mais a gardé le nom de "Désert". Le soir, Baloo, avec ses orgues de Barbarie, nous fait chanter et beaucoup rire.

Vue sur Gap Falaises de Céüse
Mercredi 5: les 2 groupes partent à l'assaut du Morgonnet. Partis de 1300m, nous faisons une pause à la cabane de Jas (1615m), où on peut admirer un magnifique sorbier. Pour accéder au pic (1754m), nous laissons nos sacs, heureusement sous la bonne garde de Jean-Marc, car lorsque le 2ème groupe passe à proximité, certains ont de drôles d'idées de farces, en particulier échanger les bouteilles de rosé contre de l'eau. Nous nous retrouvons tous pour le pique-nique dans un sous-bois très agréable. Après la sieste, c'est la descente qui passe près de la maison d'un autochtone décédé l'an dernier surnommé "Napoléon", et découvrons dans le pré un dolmen, et des "clapiers", tas de pierres bien regroupées au centre de gros rochers. Le soir, au moment de l'apéritif, Sylvain nous offre un concert bien sympathique.

Cabane de Jas Le Dolmen
Jeudi 6: 14 courageux vont gravir les Aiguilles de Chabrière avec Gil. Les autres vont avec Georges sur le circuit de Costebelle, d'où on a plusieurs points de vue sur Réchastel. Quelques-uns descendent ensuite au lac. La remontée à 14 dans le trafic est folklorique (Jean ne dit pas ce qu'il en pense, mais, promis, il ne fera pas de rapport). Programme libre pour l'après-midi: la Salle de Bal des Demoiselles Coiffées à Théus et Colombis pour les uns, Savines-le-Lac et les Demoiselles Coiffées de Pontis pour d'autres, le lac de Serre Ponçon pour quelques dames seules. Le soir, le film "l'eau vive" d'après le roman de Jean Giono, retrace d'autres aspects des problèmes posés par la construction du barrage.

Sommet des aiguilles de Chabrière Les demoiselles coiffées
Vendredi 7: Départ des marches de Fouillouse, village natal de l'Abbé Pierre, au fond de la vallée de l'Ubaye. Nous montons dans un paysage grandiose, entourés par des sommets de plus de 3000m, jusqu'aux lacs et au col du Vallonnet, à 2524m. Au retour, nous traversons des couloirs d'avalanches. A la Roche Fendue, petit test de minceur réussi : aucun ne reste coincé. Au passage devant l'église de Fouillouse (3 habitants), des plaisantins du groupe annoncent notre arrivée en tirant sur la corde de la cloche. L'autre groupe a fait son parcours dans l'autre sens, jusqu'au chalet du berger: Danièle gardera le souvenir d'une brebis du troupeau qui vient de repartir, elle a malgré tout eu de la chance car elle a pu faire sa lessive dans le ruisseau!... Le soir, un dîner de gala et une soirée dansante terminent notre séjour en beauté.

Village de Fouillouse Paysages grandiose
Au cours de nos randonnées, nos guides ont été très attentifs à nos petites difficultés, nous les remercions chaleureusement. Ils nous ont fait remarquer les richesses de leur région: bec-croisé, casse-noix moucheté, écureuils, marmottes, vautours, aigle-royal, chocard, tachidrome, bondrée, circaète, ... rhododendrons, pins "cembro", pins "à crochets", mélèzes, cumins des prés, épilobes, myrtilles, groseilliers, lavandes, édelweiss, chardons bleus, colchiques, sarriette, traces du passage des chevreuils, ... Pour tous, ce fut une belle semaine, avec une très bonne ambiance: nous remercions beaucoup Colette pour le choix et l'organisation du séjour, ainsi que Jean pour toute l'attention qu'il nous a portée.

Lac de Serre Ponçon Nos Guides
Merci Annick pour ce résumé.
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l'Escandille
Séjour du 28 Août au 3 Septembre 2011
AUTRANS (Vercors)
Le jour du
départ est arrivé. Les 29 membres de Marche Nature Santé ayant opté pour un
séjour à AUTRANS (38) prennent place à bord des véhicules. Le covoiturage a
bien fonctionné. Vers 12 heures, pour la
plupart, nous nous retrouvons, comme convenu au point de ralliement :
l’église d’Autrans. Après un repas tiré
des sacs et une petite sieste, aux alentours de 15 heures, nous nous présentons
à l’accueil de l’Escandille, résidence
CAP France, située à 35 km
au-delà de GRENOBLE. Nous prenons possession des chambres, puis, vers 19
heures, le directeur de l’établissement, Monsieur Alain AMBLARD, lors du pot
d’accueil, nous relate l’histoire de la
maison qu’il dirige depuis 22 ans.
Autrans Autrans
A l’origine, en 1939 cet imposant bâtiment fut un préventorium, construit par l’Etat et transformé il y a 25 ans en village vacances. M. AMBLARD nous informe sur le fonctionnement de sa maison (repas, planning, de l’espace bien être mis à notre disposition (piscine chauffée, sauna, hammam, bain à remous, salle de gym et de squash), sans oublier le bar. Il termine son exposé en nous annonçant une particularité toute «Vercorienne ». Ici, le soleil se lève à l’Est. Avait-il peur que nous perdions le nord, dans le dédale des nombreux labyrinthes desservant L’Escandille, cette immense résidence implantée au milieu d’un parc de 16 hectares ! A l’issue du premier dîner, un film nous invite à découvrir le Vercors, ses montagnes, la vie animale qui en découle et ses loups dont on parle beaucoup mais que l’on voit rarement. Dormez tranquilles braves gens.
2ème jour : Lundi 29, le départ est fixé à 9 heures pour une mise en jambe dans la forêt de Gève surplombant l’établissement
et sous la responsabilité de nos deux
guides, Antoine et Pierre, qui, tout au long de la semaine, seront
intarissables sur la géographie, la nature, la vie animale… Deux groupes sont
formés d’une quinzaine de membres chacun. Les cours botaniques débutent rapidement avec les premiers arbres,
arbustes, plantes et leurs fruits : Les faines du fayard, l’épine jaune, noire ou vinette ;
l’amadouvier, ce champignon apparaissant sur les arbres morts ; les sirs
laineux (chardons) ; la gentiane jaune qui ne « suze » que si
l’on s’en sert. A 10h30, première intervention de Joëlle, notre
infirmière efficace et dévouée. Une guêpe vient de s’inviter dans le décolleté
de Francette. La douleur est intense mais par l’action thermolabile du
cigarillo de Jacques, Francette retrouve
l’apaisement. Comme quoi, fumer n’est pas forcément nuisible ! Merci
Jacques et merci Joëlle. Vers 11h00, arrêt sur image ou plus exactement devant
un excrément immédiatement identifié par, Antoine : une crotte de
renard ! En moins de temps qu’il n’a fallu à l’animal pour déféquer, notre
guide-biologiste analyse « l’affaire » : Maître goupil a
consommé 50% de fruits, 30% de rongeurs,
campagnols …et 20% d’insectes, lombrics… Détonant non ! Jusqu’à présent
nous connaissions « Treffort-Cuisiat »,
nous avons maintenant « Très-fort-Antoine » ! Ce
n’est pas le tout, il nous faut approfondir nos connaissances sur le
sureau herbacé, le bouillon blanc, les épicéas (avec des poils sous les bras).
Forêt de Gève Vue du pas de Clé
Retour à la résidence pour le déjeuner, puis à 14h00, départ en voiture
jusqu’au plateau de Gève. Notre circuit débute à 1288 m d’altitude,
direction Le Cyclone ((1317m), puis la
Vira Gros Jean (1352m), laquelle a donné
lieu à certaines plaisanteries douteuses !, puis Les Gélinottes
(1435m) et enfin Le Pas de la Clé
(1509m) où nous avons, face à nous, une vue imprenable sur Voiron,
Tullins, Moirans, le Massif de la
Chartreuse,… Notre instruction botanique se poursuit avec
l’aspérule odorante (tisanes), le calament (famille de la menthe), la busserole
(vivement conseillée si vous avez des problèmes de prostate)…. Nous avons
parcouru environ huit kilo de mètres (dixit Antoine) avec 400m de dénivelée.En soirée,
Fred, notre animateur, nous offre un
voyage sur la compagnie MYST-AIR à partir d’AUTRANS CITY et à destination de
YAPAPLUBETE. Certes, les contrôles administratifs et douaniers ont été
pointilleux avant l’embarquement, mais les hôtesses et le commandant de bord
ont été à la hauteur pour ce voyage qu’aucun d’entre nous n’avait fait par le passé.
3ème jour : Mardi 30 Août, nos guides nous
ont programmé une randonnée à la journée au Pic St Michel, avec sac à dos et
repas. Les voitures sont stationnées sur le parking des Barnets (1266m). Vers 9h45, direction
Le Collet du furon ou «Le
Furon» prend sa source, puis La Salière , Font Froide
(1500m) avec, des explications détaillées de nos « professeurs » de
sciences naturelles, sur les bienfaits de la nature en terrain privilégié selon les saisons, du narcisse, du
lys martagon (aphrodisiaque mais protégé) ! la patate lardon (à ne pas
confondre avec la patate aux petits lardons), la crapaudine, le sabot de vénus,
le lichen usnée poussant sur les vieux arbres et en zone non polluée. Quant aux
fourmis, comestibles semble t-il, piochées
sur d’imposantes fourmilières, elles n’ont pas remporté un vif succès ! Le col de l’Arc (1736m) est atteint vers 11h30. Il nous offre une vue
sur Grenoble, Champ Rousse, le massif de
Belledonne, le lac de Monteynard… A
l’heure du repas tiré des sacs, nous sommes au Pic St Michel (1966m).
Sommet du pic St Michel Vue sur Grenoble
Surplombant la vallée de l’Isère, nous avons devant nous la chaîne des Alpes, le Mont Blanc…Quelques choucas à bec jaune (corbeaux) tournoient au-dessus de nos têtes à la recherche de nourriture, mais Antoine veille à ce qu’aucun d’entre nous ne les alimente et ceci pour la bonne santé de ces volatiles. Vers13h30, retour en direction de La Combe Oursière (1650m) et arrivée aux Barnets aux environs de 17h00 où nous retrouvons nos voitures pour rejoindre AUTRANS.
4ème jour : Mercredi 31 Août, à 9h00, nos
véhicules nous conduisent à l’alpage de la Molière, par une route forestière s’ouvrant sur
l’un des plus beaux panoramas des Alpes, depuis le belvédère de la Molière (1632m). De cette position, et par tous les temps, l’on
peut voir le Mont Blanc (sur la table d’orientation, bien entendu et s’il n’y a
pas de neige pour recouvrir la table !). Merci Antoine de cette précision,
nous n’y avions pas pensé. Les deux
groupes se dirigent vers le puits aux écritures et ses gravures rupestres, puis le Scialet de la fromagère (petit gouffre) où, autrefois les paysans
entreposaient leurs fromages au frais. Vers 11h00 arrêt sur images : Deux
excréments sont analysés en deux temps trois mouvements. Le premier a été laissé par un renard. Il a
consommé 100% de cramboises (framboises sauvages). Le deuxième
« souvenir » provient d’une martre. Elle a consommé exactement les
mêmes aliments. Nous allons, nous aussi, devenir des experts en analyse
biologique ! Aux alentours de 12h00,
nous atteignons le gouffre Berger exploré jusqu’à moins 1141mètres.
Gravures rupestre les Lapiaz
Après le pique-nique, nous prenons la direction des Lapiaz (1530m), marchant sur ces pierres ciselées superficiellement mais parfois profondément au fil des millénaires par le ruissellement dans les roches calcaires. Vers 14 heures, un drame faillit se produire : un loup, déguisé en « Patou blanc» voulut s’attaquer à notre « KIKI » qui fermait la marche. Mal lui en prit. KIKI s’empara de ses deux bâtons en guise d’épée et les lui mit dans la gueule. Patou repartit la queue basse, s’occuper de ses moutons. Quant à KIKI, il veut bien mourir, mais « Patou » de suite. Nous nous dirigeons vers Plénouze (1648m), puis Les Génisses (1630m) et regagnons le point de départ.
5ème jour : Jeudi 1er Septembre.
La matinée est libre. A 14h00, le but de la marche est d’atteindre le Signal de
Nave. Nous nous retrouvons tous sur le parking
« Les Atrets » (1408m). A 15h00, nous sommes à la Cabane de Nave (1495m). Le
premier groupe prend la direction du Bec de l’Orient et le deuxième, celle du Pré de Nave
(1527m).
Direction le bec de l'Orient La cabane de Nave
S’agit-il d’une marche gourmande ? On pourrait le croire en voyant les « filles » se jeter sur les groseilles douces, les cramboises, les tubercules de crocus, les airelles (raisins d’ours), voire l’oxalis, cette dernière plante qui peut rendre fou si l’on en mange trop ! Attention, mesdames, nous devons vous surveiller comme le lait sur le feu ! A 16h00, le Signal de Nave est atteint (1609m) avec vue sur le vallon des Ecouges. Nous descendons jusqu’aux Fayards (1561m) puis regagnons le point de départ. Tout le monde est ravi. « A la bonheur ! Que grand bien vous fasse ! »
La vue est superbe sur la Barre des Ecrins, et les villes de Varces, Vif, Pont de Claix … Il faut bien redescendre et cette fois, en direction de la cascade de la Fauge. L’endroit est idyllique, mais ne pleurons pas. La cascade se suffit à elle-même. Vers 17 h00, nous regagnons nos voitures et rangeons nos bâtons de pèlerin. Le séjour-marche se termine, mais ce soir nous danserons ! Au diable les varices !
A 19h00, un pot d’adieu nous est offert par le
Directeur en présence de nos guides. Une
trousse de manucure est offerte à chacune des dames. Quant aux hommes, il leur
est remis un couteau suisse estampillé « L’Escantille ». Un grand
merci au directeur et à l’ensemble du
personnel, guides, et animateurs, qui
nous ont permis de découvrir une belle région dans une ambiance cordiale et
sympathique.
Antoine notre guide Pierre notre guide "sur la droite"
7ème jour : Samedi 3 Septembre. Aux environs de 9h00, après le petit déjeuner c’est le grand départ non sans avoir remercié Colette, notre secrétaire dévouée, qui a organisé à la perfection, ce séjour de marche. N’oublions pas la maxime : Autrans un jour – Autrans pour toujours.
Article rédigé par Jean notre Président.










