Marche Nature Santé
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Saint Bonnet des Bruyères - Le 13 juin 2017

Aïe AïeAïe, GPS !

GPS 3 lettres, source de discorde pour les couples des temps modernes ?

Classé au second rang, juste derrière les problèmes occasionnés par les belles-mères.

Si je vous dis ça en démarrant cette rubrique, c’est qu’une tension s’est installée au sein de certains véhicules lors du trajet jusqu’au point de rendez-vous, à cause de GPS, ces dignes remplaçants de nos bonnes vieilles cartes Michelin.

Et ne me dites pas que vous n’avez jamais vécu cette expérience ! Je ne vous crois pas. A moins que vous ne soyez allergique à la nouvelle technologie. Si c’est le cas, ne lisez pas ce compte-rendu !

Bref, avec un peu de retard dû au stress GPSiste occasionné, nous voilà sur la place de l’église de Saint-Bonnet-des-Bruyères à chausser nos godillots, à endosser nos sacs à dos et à affûter nos bâtons.

Chapeaux ou casquettes sur la tête nous emboîtons les pas de Jean Paul notre guide Hi-Tech armé de son Gentil-Positionneur-Servile pour cette Rando-Cool. Nous sommes à Biard le bas et nous nous dirigeons par cette matinée ensoleillée en direction du « Creux de l’Agneau ».

En prenant sur la gauche nous atteignons la « Matie » à 574 mètres d’altitude. Les 45 participants (Répartition femmes/hommes : 2/3 – 1/3) cheminent à travers des parcelles boisées. Comme d’habitude, personne n’a oublié sa langue, et les conversations vont bon train.

Il fait chaud, Jérémie s’est maintenant séparé de la laine polaire qu’il avait revêtue en ce début de matinée.

Daniel nous informe : « Si nous continuons droit devant, alors que le circuit reconnu tourne sur la gauche, mon Glorieux-Personnel-Sentinelle va émettre un bip-bip de mécontentement »

Inutile de contrarier l’instrument. Nous sommes en début de parcours. Nous pouvons encore avoir besoin de ses services.

Nous sommes presque arrivés à la « Croix de Villemartin » quand le groupe doit soudain interrompre sa lente progression. Non pas qu’un quelconque GPS embarqué ait « pété les plombs » ! Non, la raison est toute autre : Jérémie qui voulait se faire remarquer sans doute, a « volontairement » oublié sa laine polaire à la halte précédente.

3 participants, sans assistance GPS, seulement équipés de leur intuition, rebroussent chemin et accompagnent Jérémie pour la récupération de sa « chère » laine polaire. Celle-ci peut être nécessaire lors des prochains mois d’été.

Cette halte permet à l’une d’entre nous qui se reconnaitra d’apprendre qu’elle vient d’être Mamie pour la 3ème fois. Nous souhaitons la bienvenue à Emmanuel.

Un cheval fougueux nous salue de ses hennissements à l’approche d’un hameau. Nous sommes en pays civilisé !

Les parties boisées du parcours nous permettent de voir le travail de débardage effectué. C’est l’occasion d’une conversation éclairée sur l’évolution des travaux forestiers entre Bernard et Raymond.

Quelques digitales jalonnent ce parcours quelquefois boueux et accidenté en raison du passage répété des engins forestiers.

Bing, une chute ! Yvette ! Pas de bobo si ce n’est une égratignure au coude. Pas de quoi assombrir sa bonne humeur, mais prudence quand même pour la suite.

Un gorgeon d’eau pour se remettre et Hop on redémarre.

GPS nous indique « La Garenne », nulle raison de mettre en doute sa parole. Il ne faut pas contrarier la technologie, d’autant plus que les cartes IGN nous indiquent la même chose.

Sur une crête nous apercevons le clocher de l’église point de départ de notre randonnée. A vol d’oiseau, ce n’est pas très loin.

Une question s’impose : GPS a t’il été programmé pour nous mener par le chemin le plus direct ?

Est-ce cela que nous recherchons ? Certes non !

Il est midi. Le soleil est au zénith. Les organismes imposent des haltes rafraichissantes sous les châtaigniers à l’approche de la « Flacillière ».

Comment reconnaitre un châtaignier d’un marronnier ? Par les feuilles ! Je l’apprends, Merci Danièle.

A 12 h 30, la pose pour le repas est organisée sous une partie ombragée. GPS est lui aussi mis au repos, mais il n’aura pas droit contrairement à nous à sa petite lichette de rosé ou/et de rouge.

Un café, un biscuit, un autre café, une arquebuse et/ou un rhum arrangé … et c’est la chenille qui redémarre.

Certains auraient souhaité une ou deux saucisses supplémentaires, du limoncello, que sais-je encore ! et bien Non ! Il est difficile de satisfaire tout le monde !  

Nous voilà maintenant repus et prêts pour la suite.

Il est 13 H 30 Galopin-Pisteur-Susceptible s’est-il suffisamment reposé ? Nous ne lui posons pas la question. Nous espérons qu’il ne nous tiendra pas rigueur par la suite de cette trop courte pose !

S’il boude, pour le coup on va se perdre ! Heureusement Jean Paul sera là au besoin pour le consoler.

En « Charrette » direction « La Nation », nous progressons sous ce soleil omniprésent entre parties forestières et parties herbeuses, domaine des tiques redoutées par certains d’entrenous. Une inspection minutieuse est recommandée à l’arrivée.

A 637 mètres nous bifurquons sur la droite au lieu-dit « Les Charmes » en direction de « Vaujourdry » et de la « Grande Roche » où une halte permet un regroupement général. Quelques gourdes sont sorties des sacs afin de rafraichir les organismes.

Quelques photos permettent de constater que le groupe est au complet !

Un magnifique panorama s’offre à nous. Hélas point d’ombre à cet endroit.Nous n’aurions pas pu nous arrêter ici pour le repas. 

Il nous faut maintenant revenir sur « les Charmes ». Il nous faut revenir sur nos pas ! Personne n’a pourtant rien oublié !, Non ! Tout simplement c’est GPS qui le propose…. Ne pas le contrarier, surtout ne pas le contrarier !

Pour atteindre la D 5 qui nous ramène au point de départ, nous franchissons une partie herbeuse où orties et chardons nous rappellent que la randonnée est un sport à risque.

A la queue leu leu, vaillamment, courageusement, nous franchissons cette zone piégée.

Un rassemblement général nous rassure quant à l’état des forces en présence. 

A l’approche des habitations, un examen approfondi permet à certains mécano-randonneurs de constater que les tracteurs stationnés dans les taillis sont de la marque Renault.

Peu importe pour nous ! L’essentiel pour l’instant est de constater que nous ne sommes pas perdus grâce à GPS.

La départementale 5 nous permet de rejoindre «Biard le Haut» et comme nous avons commencé cette randonnée  par « Biard le Bas » force est de constater que la boucle est bouclée.

Nous avons parcouru 13.200 kms (un peu plus ! un peu moins !) qu’importe ! Et tout ça dans la bonne humeur et sous le soleil exactement !

Merci qui ?

Merci GPS

Afin de ne pas fâcher certaines susceptibilités, afin de ne pas me mettre à dos certaines personnes du groupe…., je remercie également Jean-Paul, Josiane, Françoise, Jocelyne, Daniel (s) Michel, Raymond (pour avoir fermé la marche !) mais également tous ceux qui ont contribué par leur bonne humeur, leur fair-play et leur dérision à faire de cette Rando-Cool une nouvelle fois une parenthèse conviviale.

Tous ensembles,

Gaillardement, Progressons sur les Sentiers.

 

Denis

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