Marche Nature Santé
Marche Nature Santé

Oyé, Oyé, Braves gens, laissez-moi vous conter le séjour des « Outapamals » en terres Celtes.

Tout a commencé par un beau dimanche du mois de septembre, le 2 exactement. Le départ fut matinal (5 h 30). Il était convenu de se rendre à Erquy, en Bretagne.

12 heures de route (Ca calme !) furent nécessaires aux Outapamals pour atteindre leur camp de base : le Cap France de Roz-Armoz. Isabelle, en pilote de car chevronnée a su rendre le parcours confortable et sécurisant.

L’accueil chaleureux du Directeur des lieux lors d’un apéritif de bienvenu local, le beau temps, le confort des installations s’avéraient être un heureux présage pour ce séjour d’une semaine en baie de Saint Brieuc.

Le programme des prochains jours fut dévoilé. Il y aura deux groupes : Le premier groupe mené par Olivier dit «Voili-Voilou». Le deuxième groupe quant à lui sera dirigé par Aurélien un expert en géologie.

Nul besoin de faire ici une description détaillée, jour après jour des différents secteurs, des différents chemins que nous avons empruntés.

Nous avons parcouru des sentiers douaniers en bord de mer, notamment en nous rendant à la station balnéaire de Sables-D’or-les-Pins depuis notre camps de base.

Nous avons pu sur ces chemins découvrir la flore composée principalement de bruyères, d’ajoncs et de fougères. La faune locale elle, ne fut pas oubliée. Citons l’arénicole, ce vers de vase apprécié par les pêcheurs comme appât, mais aussi les hirondelles des rivages nichant dans les falaises près de la plage.

Un petit tour par le village permit à notre guide de nous faire partager ses connaissance en matière d’architecture bretonne (présence de puits / absence de cave / présence de grenier / implantation des cheminées en pignon, présence de radioactivité dans les murs en granit ! etc…)

En contrebas coule l’Islet, ce petit fleuve qui découpe la côte en deux criques de grès. Transportant ses alluvions, il trouble les eaux bleues azur de la baie.

Cette région, jadis, était un point de ralliement et de repos pour les pèlerins en route vers Compostelle. Il est vrai qu’ici plus qu’ailleurs la coquille Saint Jacques est Reine.

Sur le GR 34 et jusqu’au cap d’Erquy (destination de l’une nos randonnées journalières), il nous semble que les cages à moustiques ont été ouvertes à notre attention ! Plusieurs de nos Outapamals se plaignent de leur présence.

Nous n’avons pas pu apercevoir l’engoulevent (cet oiseau aux grands yeux) qui vient ici profiter de la lueur du crépuscule pour gober quelques insectes.

L’Azurée des Mouillères, quant à lui, saura attendre la floraison des gentianes pneumonanthes pour pondre ses œufs. Nous avons pu voir quelques gentianes parmi les bruyères mais pas de papillon.

Quelques mûres (non radioactives celles-ci) quelques épines noires et des pommiers nous accompagnent lors de ces parcours entre sentiers sablonneux et chemins caillouteux.

Nous avons également cheminé en boucle depuis de port de Dahouet en direction du village de Pléneuf-Val-André, nous avons rejoint Jospinet à la découverte de la mytiliculture de la baie.

Nous avons pu apprécier les explications de nos guides quant à la culture de la moule de bouchot.

Une journée entière fut consacrée à la découverte de l’Ile de Bréhat que nous avons atteint à marée basse, depuis la pointe d’Arcousets, près de Paimpol.

Nous avons pu admirer les chefs-d’œuvre de la nature en découvrant les nombreux ilots ou cailloux émergeants de l’eau, qui compliquent les marins dans leur approche de l’île.

Un parcours dans l’Iles Sud nous permit de rejoindre le bourg depuis l’embarcadère. Certains d’entre nous avides de découvertes se sont rendus sur l’Ile Nord avant de rejoindre la Chapelle Saint Michel et la verrerie juste avant de regagner l’embarcadère pour le retour.

Saint-Cast Le Guildo, la Pointe de la Corbière et la Pointe de la Garde, lors d’une nos chevauchées,  furent nos destinations d’un jour entre plages propices à la baignade et criques avec vue sur les rochers appréciés par les oiseaux pour la nidification (goélands, grands cormorans, cormorans huppés, mouettes etc….).

Le Cap Fréhel là-bas à l’horizon nous nargue depuis plusieurs jours !

Nous sommes allés à sa rencontre! Son phare conçu par Vauban permet de guider par sa lumière le navigateur entre la baie de Saint Brieuc et la Baie de Saint Malo.

Non loin, le Fort La latte qui a appartenu à la famille Goyon-Matignon  (et Grimaldi) nous dévoile son architecture du quatorzième siècle.

Une demi-journée fut consacré pour certains au farniente sur la plage, d’autres, insatiables, sont de nouveaux partis à l’assaut des richesses du pays breton. D’autres enfin, ont voulus découvrir les murailles, tours, donjons et fours à rougir les boulets du château Goyon-Matignon transformé en fort défensif sous l’appellation de Fort Lalatte.

Quelle satisfaction de revoir nos comparses revenir en cette fin de journée….. Les oubliettes et autres labyrinthes du château n’ont pas eu raison de leur curiosité.

Sur ces différents chemins, il a fallu, comme nous dirait Voili-Voilou : Monter, monter, descendre, monter, descendre, descendre et puis monter et monter….. Tout en parcourant de 12 à 14 kms par jours pour certains, alors que d’autres cheminaient sur 16 ou 18 kms….. Toujours dans la bonne humeur et procédant à une entraide mutuelle dans les portions du parcours plus difficiles.

 

Les pique-niques, parfois concoctés directement par le centre et amenés sur place par l’intendance, nous permirent à maintes reprises d’échanger nos impressions sur la baie de Saint Brieuc et sur la Bretagne en général.

Un impératif horaire nous fut fixé chaque jour par Bernard T.: 19 Heures. Parce que 19 heures, c’est l’heure de l’apéro.

Cidre, Muscadet, Eau de vie de Cidre, canapés et sardines grillées, nous ont accompagnés lors de ces apéros pris dans la bonne humeur et le bruit !

Deux anniversaires (celui de Chantal et celui de Bernard T.) nous permirent de faire découvrir ou redécouvrir notre Cerdon Local au directeur du centre.

Les repas confectionnés et servis par une équipe attentionnée, permirent de satisfaire les plus exigeants et donna à chacun l’occasion de découvrir les produits du terroir local.

Fidèle à une tradition ancestrale bretonne émanant du roi Arthur, la salle à manger disposait de tables rondes appréciées par les Chevaliers pédestres que nous sommes. Dès lors les échanges pouvaient se faire de façon plus conviviale.

Nul écrit ne témoigne à ma connaissance de l’état de forme du Roi Arthur, de Merlin (celui qui enchantait), de Lancelot ou de Guenièvre…. Peut-être n’étaient-ils pas en super forme tous les jours lors de la conquête du Graal !….

Chez nous, il y eu quelques soucis pour certains. Rien de bien grave. Tendinites, ampoules, migraines et maux de gorges n’entamèrent en rien la bonhomie de nos Outapamals.

J’en ai pour preuve les soirées animées proposées lors ce séjour.

Lé découverte du folklore breton avec ses danses et sa musique (présence d’un talabarder et de sa bombarde) fut très appréciée. Une soirée « Karaoké » permit à certains de pousser la chansonnette en proposant l’Etoile des Neiges aux détenus de la Prison de Nantes….

Un troll bougon nous a enseigné certaines règles de bien séance pratiquées au Moyen-Age et nous a invité à partager son délire lors de saynètes.

L’intervention décalée de Bernard D. nous a permis d’apprécier sa dérision…

Je remercie particulièrement mes deux grands frères Gérard et Jérémie pour avoir su me soutenir dans ces moments difficiles. J’ai fort apprécié le réconfort de la petite « Vieille tremblante et échevelée » (Merci Danielle) qui a su renter dans mon délire. Il me faut dire aussi simplement et en tout bien tout honneur à ma princesse d’un jour (Annie) que « je la kiffe un max ».Merci à tous pour votre dérision.

Comme tout artiste qui se respecte, Jean C. a su attendre le dernier jour du séjour et le retour en car pour nous interpréter les Zoizaux (chanson incontournable de son répertoire). Il nous a interprété également pour notre plus grand plaisir une chanson hommage à Jérôme C.

Je me joins au groupement des Outapamals et des Tamalous pour remercier :

Bernard et Colette pour avoir organisé de main de maitre ce séjour en terre celte,

Michel pour voir su être, une fois de plus, un financier d’excellence,

Le Directeur du centre et son équipe pour son hospitalité,

Isabelle, notre pilote qui nous a permis d’aller au bout du bout en toute sécurité malgré les nombreuses petites routes rencontrées.

Merci et Kénavo

Le petit frère -  Denis

 

Je laissai mes chaussures sur le sable

Plus loin, les pieds dans l’eau,

Je longeais le rivage,

Je buvais le ciel, le soleil et l’eau.

Mon Dieu, que c’était beau !

Etais-je réveillée ?

Oui, la chaleur sur ma peau

Réchauffait mes vieux os.

Extrait du journal de PAULINE suite à son voyage à ERQUY

Version imprimable Version imprimable | Plan du site
Marche - Nature - Santé