Marche Nature Santé
Marche Nature Santé

Bien sûr, certains diront que c’était peine perdu, que c’était utopique de vouloir à notre niveau influencer le Comité International Olympique. N’empêche, nous avons essayé.

A 23, nous nous sommes donc rendus aux Rousses, (comme d’autres  vont à Clairefontaine ou à Font-Romeu !) pour un stage de préparation afin d’essayer, par nos performances de convaincre le CIO que les raquettes avaient leurs places lors des prochains Jeux Olympiques de PyeongChang.

Les Rousses (1100 mètres), et plus précisément le Grenier, et son maître des lieux, Thierry (toujours aux petits soins face aux sportifs que nous sommes !) allaient nous permettre de relever ce défi entre le 22 et 25 janvier 2018.

En ce lundi après-midi, par une pluie battante et omniprésente nous sommes arrivés par petits groupes à notre refuge. Qu’importe la fonte spectaculaire de la neige, qu’importe la température trop clémente peu propice à de nouvelles chutes, la bonhomie et l’optimisme sont là. Si la neige ne vient pas à nous, nous irons la chercher !

Après avoir pris possession des différentes chambres confortables et bien aménagées par Cathy, après une petite collation, une partie de cartes, un Trio Miño ou une «Tête de bœuf !» nous voilà tous réunis dans la salle à manger pour l’apéro. Nous allons pouvoir prendre connaissance des épreuves concoctées par nos différents coachs Daniel, Bernard, Geo.

Mardi 23. Nous voilà fin prêts à affronter les cimes enneigées d’autant que la pluie a cessé et que la journée s’annonce ensoleillée. Deux groupes distincts gagnent leur point de départ respectif en voiture afin de prendre contact au plus tôt avec la neige présente sur les hauteurs.

Nous sommes à Bois d’Amont. Les raquettes accrochées au sac à dos, nous démarrons notre rando du jour. Les amas de neige aux abords des différents chalets nous rappellent qu’ici il est tombé plus d’un mètre de neige.

A l’approche de la Roche du Creux, il nous faut nous rendre à l’évidence : la progression maintenant sera beaucoup plus aisée, raquettes aux pieds. C’est ainsi que nous continuons notre cheminement en progressant au travers de sentiers forestiers par une température relativement douce pour la saison. Les traces sur le sol enneigé nous laissent deviner le passage d’une faune sauvage : Chamois, chevreuil, lièvre renard et autre lynx.  Bernard T. en expert qu’il est, ne manque pas de nous donner quelques explications.

Le repas de midi se prend sous le couvert de quelques arbres. Nul besoin de trouver un abri pour le ravitaillement de midi, d’autant plus que le chalet que nous venons de dépasser n’accepte pas les paniers repas. Commerce oblige ! Ça tombe bien : Nous n’avons pas prévu de panier !

Une petite lichette de rhum, et nous redémarrons. Nous laissons 5 des nôtres, intéressés qu’ils sont à déguster un vin chaud et prenons la direction de la Roche Bernard. A 1290 m, nous pouvons constater que le bas du vallon est sous la brume et que celle-ci s’estompe progressivement.

Quelques photos et hop nous reprenons en sens inverse le chemin afin d’effectuer un regroupement avec  nos 5 coreligionnaires « vin chaud ».

L’après-midi se fait sans trop de difficulté, sur le même chemin qu’à l’aller. Le parcours en raquettes n’est pas toujours des plus aisés, habitués que nous sommes à progresser sur des chemins sans raquette. Leurs ports est toutefois nécessaires dans cette neige molle.

Arrivés aux Combettes, force est de constaté que nous avons parcouru vaille que vaille 15,500 kms sur 425 mètres de dénivelé.

Merci aux Bernard (s), à Pierre et à Daniel pour leur soutien, leur disponibilité et leur aide dans les moments difficiles quelquefois rencontrés lors de cette journée.

Sur la route du retour nous sommes rassurer de constater que les chamois aperçus par Daniel sont encore là attachés à leur piquet !

A L’arrivée, les participants de l’autre groupe nous informent avoir effectué à 6, une randonnée de 15 kms également avec un dénivelé de 650 mètres. Sous de la direction de Geo. Ils ont pris depuis le chalet des Tuffes, la direction de La Dôle. Situé à une altitude de 1677m le GR «Balcon du Léman» leur a permis de rejoindre Le Grand Sonnailley en longeons la frontière suisse.

Leur retour s’est effectué par «Le Léseneys»,  «La Reculet Dessus» puis celle du dessous.

Pour les deux groupes la frontière Franco-Suisse, franchie à plusieurs reprises lors de la journée ne créa aucun problème, aucune altercation…. La nonchalance emblématique de nos voisins helvètes en est peut-être la raison.

Une douche, l’apéro, le sourire de Cathy, la disponibilité de Thierry, la soirée s’annonce des plus conviviales.

« Ah c’est toi Dominique ! Comment-ça : 2  – 0, tu as bien dit 2 - 0 ? Par ces mots prononcés par Smartphone interposé, commence un moment euphorique qui aurait pu durer 90 minutes, ou bien s’estomper rapidement….. Mais les protégés de Hervé Della Maggiore ont su relever le défi et porter le FBBP 01 en huitième de finale. Merci à vous, fervents supporters de l’équipe locale d’avoir su lors de cette soirée entraîner, dans votre enthousiasme le reste de la troupe.

 Il est à prévoir que Bernard T. marquera encore plusieurs buts durant la nuit !

Le temps est toujours ensoleillé en ce mercredi 24 Janvier. Les efforts produits la veille en entamé quelques organismes.  Marie-Paule et Chantal restent aux vestiaires. Les groupes sont maintenant de 15 et 6, nul besoin de faire appel aux recrues du mercato !

Le groupe de 15 prend, depuis le parking du Mont Sala la direction du chalet des Electriciens. La neige crisse sous les raquettes en ce début de matinée. Malgré quelques petits problèmes dus aux efforts de la veille et/ou à l’inconfort de devoir supporter des chaussures mouillées, la progression se fait sans trop de difficultés sous la houlette des 2 Bernard (s) (le pisteur et l’assistant technique !) et de Pierre et Daniel.

L’autre groupe prend également le chemin du Chalet des Electriciens en sens inverse. Nous nous réunirons pour le repas de midi.

Le paysage est plus ouvert que la veille, les différentes combes sont sublimées par la neige qui étincelle sous les rayons du soleil.

Celui-ci nous réchauffe et nous incite à une halte salvatrice et déshydratante auprès d’un chalet. En ces lieux, quelques randonneurs-raquetteurs d’un autre groupe nous informent qu’eux aussi se rendent auprès des «Electriciens». Ils ont même envisagé de faire une fondue là-bas. Rendez-vous est pris !

Déjà, au loin l une fumée sort de la cheminée d’un chalet. Pressés d’en découdre avec leur fondue, nos gaillards ont pris les devants. Qu’importe pour nous la fondue (d’autant plus que…. Mais n’anticipons pas !) Un sandwich, voire deux, un fruit une peu de repos auprès du poêle feront l’affaire et nous voilà prêts pour un nouveau départ.

Rencontre insolite : pour leurs permettre la découverte d’un univers pour eux inconnu, 13 jeunes « banlieusards » cheminent en raquettes, chacun est harnaché à un traineau. Leur affrontement des terres jurassiennes en autosuffisance est prévu durant une huitaine de jours. Courage !

Bernard, notre coach nous regroupe afin de nous mettre en garde sur les règles de prudence et de sécurité à appliquer sur la portion du parcours que nous allons maintenant emprunter : File indienne et espacement de 2 voire 4 mètres entre chacun, afin qu’une chute n’en entraîne pas une autre.

Croyez-moi ! Je n’avais nullement l’intention de corroborer les propos de Bernard, je n’avais nullement l’intention de me faire remarquer dans cet endroit escarpé…..Toujours est-il qu’il en fallait un et ce fut moi !

Un manque d’appuis du pied gauche ou le droit ! , il s’en suivit, une glissade, une chute, un autre glissage et un atterrissage au pied d’un sapin, le haut du corps face au ravin. Pour la figure de style, le plus facile était fait….. Il fallait dès lors se remettre sur pied (sur raquettes !) pour la suite de la rando……..

 Et alors là ! Ce ne fut pas de tout repos ! «Tu prends appui pas ici…. Tu te traines jusque-là… Tu essaies de ramper… Tu t’agrippes à moi…. Je crois que malgré tout on n’y arrivera pas….. A si ! On va te hisser en te tirant sur les bras !»  Merci, Bernard, Merci Pierre, Merci Daniel, Merci pour ne pas m’avoir laissé attendre la fonte des neiges au pied d’un sapin.

Il m’a fallu reprendre mes esprits et petit à petit, pas après pas sur cette combe en dévers, malgré les conseils prodigués, que la descente me parut longue !

Et le reste de la troupe, me direz-vous !…. Et bien pour elle, tout va bien ! Quelques sortie de route, sans gravité conséquence d’une neige trop molle, pas assez gelée, pas assez agrippante. Le vent dans la cime des sapins accompagne nos efforts ; Oui, Sylvain une musique des Pink-Floyd transcenderait cet univers.

Les voitures en vue, le soleil qui commence à décliner nous rappellent que nous arrivons à la fin de notre épopée. Bernard (Celui de l’assistance) s’affaire auprès de chacun pour retirer des pieds meurtris, les encombrantes raquettes.

Nous avons parcourus 12 Kms sur 600 m de dénivelé. L’autre groupe par un itinéraire à peu près semblable a cheminé sur 19 Kms par 770 mètres de dénivelé. Une petite boucle s’est offerte à eux…. Comment résister !

Une douche salvatrice, un apéro réconfortant accompagné de sa terrine maison et nous voilà fin prêts pour attaquer sereinement une fondue comtoise des plus gourmandes.

Quelques notes de musique, relayées par la voix harmonieuse de Sylvain nous mènent presque jusqu’au bout de la nuit afin de terminer ce séjour en terre jurassienne.

Un détour et un arrêt par les gorges de la Saine et es cascades du Bief de la Ruine lors du retour le jeudi 25 nous permettent de prolonger ce séjour.

Nous n’avons pas réussi à faire reconnaitre les raquettes comme sport olympique, peut-être n’avons-nous pas été assez convaincants auprès des autorités, peut-être que le manque de neige ne nous a pas permis de nous livrer complétement afin que nous puissions démontrer que les raquettes aussi avaient leur importance dans les sports de glisse.

Nul besoin de nous chercher dans la délégation française lors du défilé d’ouverture des prochains jeux de PyeongChang….. Nous n’y serons pas !

Merci à Cathy et Thierry pour nous avoir si bien accueilli.

Merci

À Bernard D. pour son aide, ses conseils son coaching,

À Bernard T. pour nous avoir intéressé au Foot !

Merci à Pierre, pour  m’avoir démonté une épaule ! (Je rigole !) mais aussi pour m’avoir permis de pouvoir passé la soirée bien au chaud et non pas seul au pied d’un sapin.

Merci à Daniel et Geo, pour avoir reconnu les parcours.

Merci à tous, pour votre bonne humeur.

 

Denis

Pus de photos des Rousses

Version imprimable Version imprimable | Plan du site
Marche - Nature - Santé