Marche Nature Santé
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Saint-Jorioz – du 25 au 28 Juin 2018

C’est écrit : Nous sommes 35 pour ce séjour à St Jorioz. Compte-tenu qu’un couple de randonneurs nous rejoindra ce soir directement au lieu d’hébergement, nous sommes à 33 au complet sur le parking des Chalets de Villard pour attaquer cette première randonnée qui nous mènera au Crêt de Chatillon.

Il est 11 heures, ce 25 Juin, nous voilà sous un ciel bleu azur à cheminer parmi les pâtures en direction de la Grotte de l’Ours.

 La légère brise que nous rencontrons à cette altitude (nous sommes à 1407 m) nous incite à garder notre coupe-vent, notre laine polaire…… Ce ne sera que provisoire, nous le savons, la journée s’annonce des plus radieuses.

Notre petit groupe est ravi d’être là sous ce panorama. Les quelques haltes permettent un ravitaillement en eau afin de ne pas gripper les machines lancées à la conquête du Crêt de Chatillon à 1702 mètres.

Le repas de midi, tiré des sacs (il n’y a à pas l’auberge ici !) permet un regroupement général sur une hauteur qui nous dévoile un panorama grandiose sur la chaine des Alpes ainsi que sur les différents lacs en contrebas.

Ce paysage, la température clémente, le ciel bleu, la quiétude du lieu nous incite à une petite sieste que certains n’hésitent pas à s’octroyer.

Mais Daniel et Françoise (la Régionale de l’étape) nous invitent à reprendre la route par le GRP Massif des Bauges, en direction des Chalets de Leschaux.

Nous passons sous le téléphérique panoramique reliant le parking des Essarts à la Montagne de Semnoz. Dès lors le tracé du parcours est quelque peu effacé par la végétation. Il nous faut toute la vigilance et l’opiniâtreté de nos guides afin de retrouver sans encombre le tracé initialement prévu.

L’occasion est trop belle : Daniel en profite pour créer Sa propre voie dans ce secteur. Il nous faudra informer IGN qu’une nouvelle voie (La voie Daniel M.) doit maintenant figurer sur les cartes.

Nous laissons sur notre gauche le GRP afin de remonter par le Crêt de l’Aigle en direction de notre point de départ.

Nous traversons les pâtures fleuries par de multiples espèces végétales. Parmi celles-ci nous remercions une randonneuse experte en botanique, (qui se reconnaitra !), pour nous avoir fait découvrir un orchis vanillé.

Nous sommes maintenant arrivés, à notre point de départ, sans trop de bobos.

Nous ne dénombrons lors de cette première journée, qu’un genou couronné, occasionné par un lacet de chaussure taquin.

Qu’importe cet incident, le premier jour de randonnée dans le Massif des Bauges est une réussite.

Qu’importe la distance que nous avons parcouru (environ 9,500 Kms) cessons de raisonner en kms dans ces parcours où le dénivelé est le maitre mot. Nous avons monté sur 500 mètres environ et redescendu autant….

Nous rejoignons le « Pré du Lac » vers 17 h 30 afin de prendre possession de notre hébergement. Il ne faut pas trop trainer sous la douche ou avec les infrastructures de notre base……. Un apéro de bienvenue nous est proposé vers 19 h 30.

Jour 2 : « T’as bien dormi ? Moi pas trop ! Il parait que c’était la pleine Lune….. »

Qu’importe tout est réuni pour une super deuxième journée : La chaleur, le soleil, le ciel bleu, la bonne humeur et le paysage !

Départ vers 8 h 30 pour certains (8 intrépides !) un peu plus tard pour les autres

En co-voiturage, nous nous rendons au parking du Reposoir, point de départ de cette nouvelle randonnée.

Hier, c’était une mise en jambe, aujourd’hui c’est du plus costaud…. Heureusement nous avons pris avec nous nos deux Saint-Bernard ! Ceux-ci vont s’avérer utiles pour les parcours en dévers (je sais de quoi je parle !)

Toujours est-il qu’il n’a fallu qu’une première grimpette (une côtelette comme dirait Daniel) pour qu’un premier bâton casse. Merci France, Merci Sylvain pour avoir palier à ce problème !

Aux Bornettes, nous sommes à 1337 mètres. Les Ailes du Nant  se dévoilent un peu plus loin.  Il nous faut nous rendre au Chalet de la Combe pour le repas de midi, mais il nous faut encore grimper, grimper à travers bois.

Nous grimpons par des chemins en dévers où les racines cherchent continuellement à nous contrarier, à nous faire des croche-pieds.

Des arbres à terre nous barrent parfois la route…. Nous avons voulu cette voie difficile, nous l’avons ! Elle chemine sous le couvert des arbres, nous permettant ainsi de n’être pas en contact direct avec les rayons ardents de l’astre solaire….. C’est toujours ça !

Oui mais voilà, le passage critique, le passage « Rolling Stone », le passage annoncé comme délicat, en un mot le passage « technique » s’annonce.

Il nous faut l’appréhender dans les meilleures conditions avec prudence et vigilance tout en appréciant le panorama offert en contrebas. Les pierres roulent parfois…. Souvent !

Les corps de nos valeureux grimpeurs sont courbés en avant en appuis sur les bâtons, les propos se sont estompés. L’attention est de mise.

Nous prenons maintenant un chemin bordé de gentianes. C’est là qu’il nous percevons des bruits étranges, des bruits d’animaux….. Des cochons domestiques sont ici bien à l’abri à se dégourdir les papattes et le groin.

Nous dépassons le chalet de la Combe afin d’installer notre cantine du jour. Assis sur des pierres pour certains, plus à l’ombre pour d’autres, salades et sandwiches sont maintenant sortis des sacs et nous permettent de sustenter à nos besoins.

Ce repas terminé, nous prenons un petit café bien installés sur les bancs du chalet. Que cela ne tienne, ici nous avons du choix !….. Certains préfèrent un thé ou même une glace ?…. Aujourd'hui c’est le luxe…. Profitons-en !

En ce début d’après-midi, il nous faut rejoindre le Bois de Petet par le chemin caillouteux et technique emprunté quelques heures plus tôt. Gageons que l’équipe sera aussi performante en descente qu’en montée.

Nous regagnons gentiment le parking du Reposoir contents de pouvoir donner un peu de dépit à nos orteils endoloris par ces chemins pierreux. Certains rêvent déjà à la séance de Spa, de Hammam ou de Sauna qu’ils vont pouvoir s’octroyer bientôt.

Une bonne bière bien fraîche, et pour certains un petit Génépi, pour faire honneur à cette belle région et nous voilà prêts à prendre congé ce soir-là afin d’aller reposer nos corps fatigués.

Nous avons parcouru sur ce parcours technique une distance de 10 kms, nous avons fait 680 mètres de dénivelé. Pas mal pour une deuxième journée.

Et pendant cette journée qu’on fait nos amis les costauds ! Laissons, Martine nous commenter cette journée :

BOIS DE SEVRIER                                                                                                                                            

  Mardi 26/06 , à 8h30,  nous sommes 8 marcheurs, prêts à parcourir les Bois de Sévrier  en Juin !

 Au parking de la Bergerie (alt. 660m) sur la commune de St Jorioz  , nous  empruntons  des sentiers ombragés  pour rejoindre le Chalet de Bénévent ( alt.1350 m), entre temps un joli banc de bois nous surprend par son confort , on voudrait le même dans notre salon ! Puis, nous rejoignons  la route forestière du Grand Roc qui mène au Chalet de Sévrier  que l’on n’a  jamais trouvé,  nous avons donc mangé dehors ! Au retour, la vue sur  le lac d’Annecy aux eaux turquoise  sous ce ciel d’azur nous enchante, on ne s’ y habitue pas.

Merci à Geo notre guide

27 kms parcourus           dénivelé + 1230m

Nous voilà au terme de cette deuxième journée. Que nous réserve demain ?

Mais avant demain il est indispensable maintenant dans ce résumé de laisser place à une page de pub pour la plus grande satisfaction de Jean :

« Petits, Plus grands, Adultes, Randonneurs d’un jour, Randonneurs de toujours, pour le confort de vos pieds, pensez ANDRE.

ANDRE la chaussure faite pour vous, la chaussure qu’il vous faut. »

Jour 3 : Aujourd’hui, nul besoin de prendre les voitures : Nous partons du centre, direction le Taillefer.

S’il fallait donner un adjectif à cette rando, je la qualifierai de « polychromique ». Après avoir emprunté la piste cyclable de la voie Romaine, pendant quelques hectomètres, nous prenons de la hauteur et allons durant toute la journée dominer le lac d’Annecy.

Comment se fait-il qu’un Bleu puisse être aussi Vert, qu’un Vert puisse être aussi Bleu ? Ce Bleu/Vert de l’eau est amplifié par l’émeraude de la végétation et le Blanc/Gris du calcaire des roches.

Les roches, les rochers, parlons-en !…. Il nous faut les affronter dans ce parcours, il nous faut les appréhender et les surmonter.

Au Bleu/Vert du lac, au bleu du ciel, il nous faudra durant cette journée rajouter les bleus des ecchymoses occasionnées par quelques chutes ou contacts un peu trop violents sur ces roches omniprésentes.

Jean-Claude en éclaireur mène la marche, suivi de près par Georges toujours attentif à donner un coup de main dans les endroits trop abrupts.

Duingt en contrebas et son château, nous semblent maintenant bien loin. La Tournette, au loin, sous la brume nous rappelle qu’elle accueille ce jour 7 valeureux des nôtres. Courage à eux.

Jusque après l’ancienne carrière, le repas, aujourd’hui, est encore plus que les autres jours un moment d’apaisement, de réconfort et de repos pour des muscles étirés et sollicités de façon inhabituelle.

Même les chamois ne passent pas dans ces lieux escarpés…… La preuve, nous n’en avons pas rencontrés !

Taillefer, le panorama que tu nous offres est des plus majestueux, mais il se mérite. Tu as fait souffrir nos corps lors de ton ascension.

Sur les chemins du retour, après quelques passages encore un peu Rock n’ Roll, après encore quelques efforts musculaires afin de se hisser encore un peu plus haut, nous voilà maintenant sur une route plus accueillante.

Bordé de Noyers, ce chemin nous permet de rejoindre la vallée, non sans avoir chipé quelques cerises sauvages ou quelques fraises des bois.

Une nouvelle voie (que nous ne qualifierons pas de nouvelle voie Daniel M.) semble nous permettre d’éviter quelques lacets sur la route goudronnée. Nous la prenons, satisfaits de cette journée qui restera comme une journée technique empreinte d’un ravissement occasionné par la polychromie du panorama.

11 kms ou 12 kms ont été parcourus dans la bonne humeur, l’entraide, sans trop de bobos par 550 mètres de dénivelé.

 

 « Martine !, Peux-tu nous narrer la journée des intrépides (dont tu fais partie !) »

LA TOURNETTE

Mercredi 27/06, nous sommes 7 randonneurs sur le parking des Prés Ronds ( 1216m ) à Montmin , tout là-haut on aperçoit la Tournette (2351m)qui nous attend , elle devra être patiente.

Un chemin tranquille nous mène au Chalet de l’Aulp (1421 m), puis nous empruntons  une sente à travers prés qui monte en lacets en direction de Pierre Chatelard et devient de plus en plus pentue. Selon les possibilités de chacun ,   la montée se fait plus ou moins sinueuse !

Sur notre  droite ,   le Refuge de la Tournette, les vaches qui agitent leurs clarines et au-delà, la vue sur  le Lac d’Annecy ,  forment un  véritable  spectacle son et lumière !

Nous arrivons sur la crête au-dessus du Col du Varo, on se rapproche des falaises pour trouver les premiers passages équipés ainsi que des névés .Finalement, vers 13h, on arrive au pied du Fauteuil, ce gros rocher qui nous surplombe et que l’on peut gravir au moyen d’échelles, barreaux et chaînes.

Merci encore à Geo  et  aux pros  de la grimpette qui ont  facilité la traversée de passages délicats.

13 km parcourus        Dénivelé+ 1250m

« Merci, Martine, De la casse ? » « Même pas !

 Ce soir au Centre, c’est soirée Folklorique….. T’y va-toi ? Moi non ! Une tisane et au lit ! Je suis crevé ! »

Jour 4 : La der des ders. Les clés des chambres rendues, nous nous donnons rendez-vous à 9 h 30, sur la place du Centre pour une visite de la Réserve du bout du Lac.

C’est la dernière petite ballade de notre séjour à Saint Jorioz. C’est l’ultime ballade de notre séjour en Haute Savoie. Une dernière fois nous pouvons admirer le lac et apercevoir le dominant, la Tournette aujourd’hui dégagée de brume.

Cette ultime ballade nous mène jusqu’à 12 H 30. 

Après de repas, après une dernière photo de groupe, il nous faut prendre congé de cette belle région.

« Tu prends l’autoroute, Toi ? »

Merci à Françoise, pour nous avoir fait découvrir (ou redécouvrir) une région chère à son cœur. Merci à Colette et Bernard pour avoir organisé ce séjour. Merci à Daniel, Geo, Bernard, Michel, etc… pour avoir tracé ces itinéraires, Merci à Sylvain pour avoir su accompagner Jean dans ses délires… et ses pubs ! Merci à tous pour avoir été à l’écoute des autres.

Kenavo et à Bientôt.

Martine et Denis 

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