Marche Nature Santé
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"La pluie du matin n'arrête pas le pélerin ", malgré le mauvais temps annoncé, 21 randonneurs étaient au départ de la marche programmée à Torcieu : 11 hommes et 10 femmes. 

 Il pleut au départ de la marche, il faut s'équiper, et à 9 h 25, au clocher de l'église de Torcieu, un groupe de "bossus", avec la cape par dessus les sacs à dos, emboite le pas de Gégé qui est le guide du jour. Nous traversons le village, qui est bien calme à cette heure-ci, puis nous arrivons à Montferrand (hameau de Torcieu), où coule l'albarine, et où le premier arrêt s'impose près du four à pain et du lavoir : il faut déjà débâcher, la pluie s'est arrêtée. Puis direction le Mont de l'Ange, tout d'abord sur une portion de route, puis on rejoint un chemin de pierre escarpé où l'on monte à la queue leu- leu : Gégé coupe les broussailles au fur et à mesure, pour prendre soin de ses "oies". Depuis le départ, on monte, chacun à son rythme, mais sans trop de difficulté, jusqu'au gouffre de Lent appelé aussi le gouffre des belles-mères "on l'a peut être échappée belle": une profonde cavité, dont on ne voit pas le fond.
 

Après cette petite halte, on reprend notre périple, pour arriver sur le plateau, à travers les champs de bleuets et de coquelicots. A ciel découvert, on voit sur notre droite, des vilains nuages noirs "Ce n'est pas pour nous " diront certains, d'autres ont quelques doutes, mais quelques minutes plus tard, les grosses gouttes qui commencent à tomber, mettent tout le monde d'accord, et il faut rebâcher en urgence, ça mouille !!
 

Il n'est pas loin de midi, on continue donc à grimper, jusqu'à la halte prévue par Gégé, mais on a pas le temps de l'atteindre, ce n'est plus une petite pluie, ce sont des trombes d'eau qui tombent, accompagnées de coups de tonnerre, ça urge, il faut s'abriter. Et comme par une belle et magique providence, un abri pour matériels agricoles est là sur notre gauche  : "pas très confortable, mais tellement bien venu", que tout le monde se fraie une petite place sur le semoir et le "griboli", comme nous l'a appelé Maurice. C'est bien comme ça qu'on appelait cet engin dans notre campagne profonde de notre enfance. Trouver un abri, juste à midi, au moment où il pleut le plus, c'était inespéré, car, cette pluie incessante est tombée pendant tout notre repas !!
 

La pluie s'est un peu calmée, mais ça tombe toujours, "les bossus"repartent après avoir échangé quelques bons produits. On arrive à quelques centaines de mètres sur le petit coin où Gégé avait prévu la halte "idéale, par beau temps : un tronc d'arbre et des bancs sous les arbres !!
 

A peine repartis, la pluie cesse et il faut à nouveau "débâcher", le soleil fait son apparition. Maintenant, on amorce la descente, on traverse plusieurs fois des ruisseaux à gué, les chaussures se retrouvent souvent pleines d'eau, les pierres sont glissantes et plusieurs se sont retrouvés sur les fesses, sans mal. On fait un détour pour voir la cascade du pissoir, avant de ressortir des bois et d'apprécier le soleil, en longeant l'albarine, jusqu'à notre point de départ. On a parcouru....... 16 km diront certains chronomètres, 18, 19 diront d'autres et environ 700 m de dénivelé. 

Bravo Gégé, c'était super !!!

 

Résumé de Monique

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