Marche Nature Santé
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Il était une fois, il y a de nombreuses années, une horde d’homos-sapiens-randolis décida de se rendre pour un pèlerinage, (comme il s’en faisait couramment à cette époque) sur un secteur ô combien mystique : «La Grange d’en haut».

Ils étaient 25 dans cette horde menée de façon courageuse par l’une des plus célèbres d’entre eux : France. Une célébrité reconnue, puisque plusieurs siècles plus tard, selon des historiens, il semble que la région ainsi que toutes les régions avoisinantes adoptèrent son nom en hommage.

Ces primates prirent donc la direction de la «Grange d’en Haut» sur des chariots en connexion directe avec leur déesse GPS. La déesse GPS à laquelle ils vouaient une dévotion absolue les guida sans défaillir à une sorte de baraque faite de bric et de broc située à 1260 mètres. Nos gaillards avaient pris soin d’emporter avec eux, de nombreuses victuailles notamment des amphores de vin (pour se donner du courage !) et s’étaient munis de bâtons «made in Décathlon» afin de pouvoir se défendre des prédateurs nombreux dans ces contrées reculées.

Après avoir rangé leurs provisions dans de grandes armoires blanches semblables à des réfrigérateurs, ils se réunirent dans la pièce principale près du bûcher afin d’établir un plan de bataille. L’itinéraire adopté portait des noms comme «la Griffe du Diable» ou la «Combe Achard». Inutile de vous dire que le simple fait d’évoquer ces noms en effrayaient plus d’un. Mais nos valeureux primates vêtus de peaux de bête en laine polaire et armés de leurs bâtons repoussoirs de prédateurs se fiaient à l’expérience des plus glorieux d’entre eux Gégé, Daniel, Maurice, Bernard (s), Jo, etc. 

Il y avait parmi eux un certain Sylvain – un ménestrel d’un village voisin. «Ça peut remonter le moral !» disaient-ils, et pour la légende…. C’est beaucoup mieux ! Pour l’anecdote il y avait aussi deux Martine(s), dont les exploits ont été plusieurs siècles plus tard retracés dans de célèbres romans : Martine chez Papy-Mamie, Martine à la plage, Martine à la campagne, Martine en rando,  Etc…

Direction fut prise pour «Le Virieux Martin». La D 123, à «La Combe Giret» les conduirait ensuite directement  sur «les Platières» à 1207 mètres. Après avoir empruntés plusieurs sentiers forestiers, parfois caillouteux, souvent en parties montantes, ils atteignirent rapidement les crêtes en prenant soin de taper le sol de leurs bâtons afin d’éloigner les prédateurs

Des haltes furent proposées à plusieurs reprises. Certains transpiraient de peur et durent retirer leur peau de bête. Il fut décidé de progresser en file indienne afin de décourager tout prédateur ! «La survie du groupe est primordiale» pensait leur Gourou Jean. Certaines poses permirent le regroupement de la horde qui put dès lors admirer le panorama qui s’offrait au regard.

Les sommets enneigés des Alpes donnaient au groupe l’envie de nouvelles conquêtes. Certains avançaient leurs mains fébriles vers ces sommets inaccessibles, convaincus qu’ils étaient, pauvres naïfs !, qu’ils pourraient de leurs doigts toucher la neige. Regroupés dans une clairière ils prirent un frugale «casse-croùte» (le mot existait déjà à l’époque !) ils sortirent également de leurs besaces quelques amphores afin de se donner du courage. 

La pose ne devait pas trop durer. Inutile de permettre aux prédateurs un regroupement face à ces proies maintenant repues. 2

Il fallait maintenant reprendre le cheminement à travers les pâtures parsemées de jonquilles, de narcisses, d’orchis et même de muguet ! Se nourrissant principalement de cueillette et de chasse, ce peuple primitif s’y connaissait parfaitement en matière de fleurs. Croyez-moi, on aurait beaucoup à apprendre !

Les hauteurs du «Grand Colombier» se dessinaient sur la droite. 8 valeureux prirent cette direction afin de juger de l’abondance du gibier par là-haut !

Le reste de la horde, prit la direction du retour par des chemins forestiers caillouteux à travers «la forêt domaniale d’Arvieres». Il était inutile pour eux de faire les fanfarons d’autant plus que la «Griffe du Diable» de tragique renommée, serait bientôt atteinte. Certains, se sentant probablement défaillir à l’approche de cette terrible épreuve durent reprendre rapidement des forces. Un élixir dont seuls les moines ont le secret fit l’affaire. Vaillamment, Courageusement, ils parvinrent grâce à leur cohésion à surmonter une nouvelle fois cette épreuve.

La cabane faite de bric et de broc, mais disposant toutefois de frigos et de plaques de cuissons !, fut rapidement atteinte. Ces pauvres bipèdes, qui n’avaient pas inventé l’eau chaude durent se contenter de l’eau froide pour se laver. Il est vrai qu’à cette époque l’hygiène n’était pas prioritaire.

 

Certains archéologues et mythologues ont étudié cette horde. Ils expliquent dans leurs études avoir dénombré des comportements quelque peu bizarres. Exemple : «Ils se trempaient l’un après l’autre les pieds dans une grande auge remplie d’eau froide !»….. Certains parait-il semblaient être en extase, voire en transe grâce à cette pratique ?

Une autre pratique bizarre fut retracée dans certains écrits : «Ils roulaient des pommes de terre (qui existaient déjà et qui ne furent pas comme certains disent inventées par Parmentier)  en forme de papillotes (Je ne vous fait par croire du Père Noël, c’est vrai !) Ils recouvraient ensuite les dites pommes de terre de braises avec des pelles. Etrange, Non ?

Lors du repas certains se mirent à hurler à tout rompre : Des saucisses !, des saucisses ! Alors là, malgré de nombreuse recherches, on ne sait pas pourquoi ! Une prière à leurs Divinités peut être ? Quelques notes émises par le Ménestrel  (une coutume pour cette tribus !) et chacun put regagner sa paillasse (certaines étaient suspendues ! pour éviter les prédateurs nocturnes sans doute) Extinction des feux, coucouche panier !

La horde, ce jour-là parcourut 13 kilomètres avec 400 mètres de dénivelé. Les 8 «grimpeurs du Grand Colombiers» en ont parcourus 19 sur 700 mètres de dénivelé (Parait-il ! Je n’étais pas là pour voir !)

Le réveil fut difficile pour certains. L’instinct de survie dans ces lieux hostiles les a peut-être empêchés de dormir comme des bébés. Qu’importe, la troupe était maintenant prête pour affronter cette nouvelle journée d’autant plus que comme la veille, le soleil était de la partie ! Les charriotes furent nécessaires afin de rejoindre le point de départ : «Le Col de Richemond» 3

 

Le «Crêt Dauphin» permit à la horde de rejoindre la cote 1080. Inutile de parsemer des cailloux blancs sur ce parcours (pratique reprise des années plus tard par un certain Poucet, petit de taille !) le chemin, ici était à l’époque bien balisé. Une bifurcation par la gauche permit  de rejoindre «Charbonnet» et «La Fayes» à 1134 mètres.

La vue était belle, le paysage quelque peu différent de la veille permit de goûter à la diversité du massif. Sur le «Balcon du Valromey», les Granges (masures plus ou moins bien restaurées !), se succédèrent alors : «Grange de Recouzas», «Grange des Portes», «Grange des Moines». Les BTP n’existaient pas encore ! Les primates s’accordèrent quelques minutes de répit devant l’une d’elle.

Poursuivant leur chemin, voilà maintenant nos valeureux «homos-sapiens-arpentis !» au lieu-dit «Gabaret» puis aux abords de la «Croix des Termes»  à 1197 mètres. Il faisait chaud, très chaud. Il est vrai qu’à l’époque de brusques changements  de températures avaient lieu. Ces phénomènes étaient dus d’après les climatologues dépêchés sur place à «l’effet de serre».

 

«Une pose maintenant s’impose !» pour le repas. Inutile d’aller jusqu’au belvédère de «Beauregard» surtout qu’en contrebas de ce point culminant «la Caverne de la Cha» peut en son sein renfermer quelques dangers. Nul besoin de s’y exposer ! Quelques graines en salade, un peu de ce vin réconfortant tiré d’une amphore, une goulée d’élixir contenu dans une gourdasse et dont la recette venue du fond des âges se transmet de génération d’homos-sapiens-randonis à homos-sapiens-arpentis et voilà notre troupe une nouvelle fois repartie pour de nouvelles aventures !

Un lièvre probablement effrayé par cette horde hirsute dévala de toutes ses papattes la prairie pentue. Certains auraient voulu poursuivre cet animal, intéressés qu’ils étaient par le bon repas qu’ils envisageaient, mais la bondance de midi ne leur aurait pas permis de grosses pointes de vitesse. Court Forest court ! (Forest étant le nom du lièvre à l’époque, d’après un zoologue !).

Le lieu-dit «Planvanel» leur permit de rejoindre le GR 509. La descente se fit à travers un bosquet aux mépris des nombreux écueils présents (branchages, feuillages etc.). Heureusement point à cet endroit de faune hostile ! Au loin, la troupe aperçut un troupeau d’ovidés (chèvres, chevreaux, chevrettes, moutons et brebis). Loin de paraitre anodin la présence de ce troupeau suscita pour l’un des primates homos-sapiens-sapiens les prémices d’une réflexion sur la possible domestication de tels animaux. «Avec le lait on pourrait peut-être faire quelque chose ?» proposa t’il. Hilarité générale ! Une utopie pour l’époque !

Le «Colet Grand-Voie» fut franchi, la troupe un peu dispersée en cette fin de parcours s’achemina vers le point d’arrivée (point de départ de tout à l’heure, pour ceux qui suivent !). A 1102 mètres d’altitude (Altitude inscrite sur les cartes de l’époque, pas toujours fiables !) la horde dut franchir le «Crêt Dauphin». Les charriotes étaient maintenant en vue. Le périple de nos chers Homos-Sapiens-Satisfaisits venait de s’achever

Aucun dégât ne fut à dénombrer.

Aucun bobo ne fut à soigner (les antibiotiques n’étant pas de règle à cette époque, la vigilance sur ce point était primordiale !).

Un verre de «Cervoise» encore fraiche permit de conclure ce séjour en terrain hostile.

Ce jour-là, 16 Kms ont été parcourus sur 700 mètres de dénivelé.

Merci à France, Sylvain, Jean, Lucien, Daniel, Jo, Maurice, Bernard(s) et à tous ceux qui n’ont pas été cité dans cette épopée (qu’ils ne m’en veuillent pas !).

Merci à tous pour votre bonne humeur.

Merci à tous les lecteurs pour avoir supporté mon délire jusqu’au bout.

Nous étions 25, ces 16 et 17 Mai 2017. Fasse que les livres d’histoire retiennent ces dates.

 

Résumé de Denis

Plus de Photos de la Grange d'En Haut

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